Le développement personnel vise l’apprentissage de différentes techniques dans le but de devenir, chaque jour et tout au long de sa vie, une meilleure version de soi. Ce cheminement est jalonné de buts et objectifs à atteindre. Dans sa qualité d’élève (une parmi tant d’autres), l’enfant, aidé de l’équipe éducative et de sa famille, doit atteindre des objectifs en matière de connaissances et de compétences. 

En plus de la méthodologie utilisée par les enseignants, il est tout à fait possible d’adapter des techniques de développement personnel aux enfants, et leur fournir ainsi des outils supplémentaires pour atteindre les attendus de chaque cycle. C’est d’ailleurs l’objet de ce que blog.

Cet article s’inspire en partie des écrits de Jack Canfield, célèbre coach en développement personnel.

La visualisation pour atteindre ses buts

La visualisation est une technique utilisée par les personnes à succès depuis fort longtemps. Nous avons tous la capacité d’utiliser cette technique et d’en tirer les mêmes résultats.

Pratiquer quotidiennement la visualisation peut accélérer la réussite de nos objectifs.

La visualisation agit sur 4 facteurs :

  • notre subconscient, qui sera plus créatif (idées) ;
  • notre cerveau, qui va identifier les ressources nécessaires (moyens);
  • la loi d’attraction, qui va attirer les personnes et les situations favorables (opportunités);
  • notre motivation, qui va vous pousser à l’action.

La visualisation est un exercice simple : asseyez-vous confortablement, fermez les yeux et imaginez, avec des détails aussi précis que possible, ce sur quoi vous auriez vue si vous viviez d’ores et déjà la vie de vos rêves. Ressentez et appréciez les émotions que ce panorama provoque en vous.

Une autre technique de visualisation puissante est de vous procurer une photo de votre objectif ou de créer une photo de vous avec votre objectif. Par exemple, s’il y a une ville que vous rêvez de visiter, chercher une photo de cette ville et insérez-y votre propre photo par le biais d’un montage. Créez une image ou une représentation visuelle pour chaque objectif que vous avez. Puis placez-la à un endroit où vous pourrez la voir chaque jour.

Adapter les techniques de visualisation au travail post scolaire

Voyons un exemple concret d’exercice de visualisation pour un enfant de cycle 2.

Avec votre enfant, commencez par vous procurer ou confectionner un jeu d’une dizaine de cartes vierges. Sur chaque carte, inscrivez une tâche à réaliser, une compétence ou une connaissance qu’il doit acquérir.

Par exemple, « Je connais la table de multiplication de 5 ».

Le but, ici, n’est pas de donner une technique pour mémoriser la table de 5 ; mais d’apprendre à l’enfant à se visualiser connaissant cette table.

Autre exemple, « J’écris les mots de la liste n°1 sans erreur ».

Faîtes de même pour tous les items pour lesquels votre enfant a des difficultés ou pense ne pas pouvoir y arriver. Mêlez-y également des tâches qui ne sont pas en rapport avec l’école, des petits exploits qu’il/elle aimerait réaliser : « Je garde ma chambre rangée », « Je marque un but à un match de foot », « Je joue facilement mon morceau de musique ». N’indiquez pas d’échéance sur les objectifs.

cartes de visualisation pour enfant

Rassemblez les cartes (que l’enfant aura décorées s’il le souhaite) et posez-les sur sa table de chevet.

Chaque soir, au moment du coucher, invitez l’enfant à piocher une carte, à la lire à voix haute, à fermer les yeux, à prendre une profonde inspiration et à s’imaginer dans la situation où l’objectif mentionné sur la carte est atteint. Guidez-le par des questions qui le poussent à faire attention aux détails de la scène.

“Imagine-toi en train de réciter la table de multiplication de 5, sans hésitation et sans aucune erreur. Où est-ce que tu es ? En classe ? À la maison ? Quel temps fait-il ? Qui est présent ? Comment te sens-tu ?”

Laissez une quinzaine de secondes de silence à l’enfant, puis invitez-le à rouvrir les yeux.

Faîtes cet exercice tous les soirs, tel un rituel, un petit moment de détente avant que votre enfant ne tombe dans les bras de Morphée. Si un soir, votre enfant n’est pas disposé à le faire parce qu’il est fatigué ou simplement qu’il n’en a pas envie, ne le forcez pas. Cela doit rester un moment de plaisir.

Au bout de quelques semaines, l’enfant aura gagné en confiance quant à la réalisation de l’objectif. D’une certaine manière, il y croira davantage parce qu’il l’aura imaginé comme possible. Petit à petit, et de façon inconsciente, subconsciente plus précisément, de nouveaux schémas de pensée se mettront en place, la motivation sera plus forte et des solutions apparaîtront naturellement.

Êtes-vous prêts à tenter l’expérience avec vos enfants et à la partager en commentaires ?

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